|
MARDI 5 AOUT
Arrivée à Edmonton. Dès l'entrée dans la ville, on pressent qu'ici le dollar Canadien règne en maître. Buildings, voitures, magasins tout est à l'échelle du pays. La prospérité d'Edmonton est liée au pétrole et toute la campagne environnante est peuplée de pompes à bascule, puisant le précieux liquide noir dans le sous-sol. Mais c'est ici que nous allons avoir pour la seconde fois au Canada le souffle coupé par le gigantisme : la première fois ce fut bien sûr lors de notre découverte des chutes du Niagara, mais ici par une réalisation qui dépasse tout ce que l'on peut imaginer : the Edmonton Hall.
Plus de 100.000 personnes par jour gravitent dans ce complexe unique au monde, et même nos amis Californien pourtant habitués à de tels ensembles en étaient bouche bée. Le plus remarquable c'est que dans cette ambiance de fête, parmi tout ces gens qui circulent et se nourrissent, pas un seul papier à terre, pas une seule trace de dégradation, de quoi étonner les latins que nous sommes. Faut-il rappeler que cette propreté permanente sera la constante de tout notre voyage. Le long des routes des panneaux vous avertissent que vous êtes passibles d'une amende, si vous jetez un papier par la portière. Il s'agit là d'un état d'esprit auquel on s'habitue bien vite, et que Paris nous a paru sale lors de notre retour ! Habituellement, il faut 3 jours pour visiter le Edmonton Hall, mais le Raid continue et un peu déçus de n'avoir pas pu tout voir, nous campons à une quarantaine de km à l'ouest d'Edmonton. Ce soir là, nous avons fermé avec encore plus de précautions que d'habitude la fermeture éclair de nos tentes, après que le gérant du camping nous eu expliqué que les glapissements que nous entendions dans les bois, étaient ceux d'une bande de loups !... Bonne nuit les petits chaperons rouges !... |
![]() |
![]() |